Saturday, December 31, 2011

Retour de Yenayer en 2012

Une petit anecdote pour bien commencer cette année. Sur le soit-disant "printemps arabe" , une déclaration d'un journaliste algérien, dont j'ai déjà parlé ici.

"Si les algériens ne vont pas passer leurs vacances en Tunisie cet été (c'était pour l'été 2011), cela peut être considéré comme un acte anti-révolutionnaire"

Ah tous ces réactionnaires qui ne sont pas allés à Hammamet cet été !!

Tuesday, November 03, 2009

Match Algérie-Egypte : vidéo avec des propos racistes sur le site de France 24.

Les supporteurs beaufs algériens et égyptiens rivalisent dans la connerie et la "beaufitude". Sur la vidéo qui suit, les algériens font carrément dans le racisme.




Minute 1:46

[…] Le jour où on a battu l’Allemagne. Le monde entier a été surpris. Ils nous avaient pris pour des négros. A ce moment là ils compris qui nous étions. Des algériens….[..]



Je me demande qui contrôle le contenu des vidéos sur le site de France 24.





Thursday, April 23, 2009

Claude Lévi-Strauss. Allah le bénisse

(...) Le problème qui se pose à nous alors est celui-ci : si l'on parle de « crise systémique », de quel système s'agit-il ? Du néo-libéralisme en tant qu'il serait une dérive (ou une expression trop directe) du capitalisme ? Ou du capitalisme lui-même ?

Dans le premier cas, on retrouve encore une fois François Fourquet : "Il n’y a pas deux civilisations, d’une part la civilisation libérale ou néolibérale, et d’autre part une civilisation interventionniste, dirigiste ou « fordiste », comme la nommeraient nos amis régulationnistes (s’ils adoptaient la notion de civilisation), qui a fonctionné de la première guerre mondiale aux années 1970. Il n’y a qu’une seule civilisation, la nôtre, tantôt libérale et tantôt dirigiste ; libéralisme et dirigisme sont deux formes d’organisation que la civilisation occidentale contient en puissance depuis le Moyen Age ; tantôt l’une s’actualise plus que l’autre, tantôt l’inverse : elles ne s’opposent pas comme deux entités fermées et séparées, mais sont deux formes sociales complices qui ont besoin l’une de l’autre pour exister." La crise va être douloureuse, l'Etat va reprendre les choses en main, et on repartira sur un cycle dirigiste - jusqu'à une prochaine crise.

Dans le second cas, il est bien évident que l'individu moderne comme l'Etat seront aussi touchés que le capitalisme, puisqu'ils lui sont essentiellement liés. Laissons le premier [2] et concentrons-nous sur le second : en tant qu'émanation de la société, ce qu'il est aussi, l'Etat a un rôle à jouer, notamment dans les questions de redistributions des richesses. Mais en tant que partie intégrante de la société marchande capitaliste, il est aussi à la racine de la crise actuelle (toujours dans l'hypothèse d'une « crise systémique » du capitalisme lui-même), et est donc à la fois partie du problème et éventuel facteur de solution : toute question de compétence mise à part, on comprend que nos gouvernants soient quelque peu désorientés.

Ne sachant pas - et qui le sait ? - dans quel cas de figure nous nous trouvons aujourd'hui (car la phrase d'Adorno et Horkheimer a tout de même de fortes chances d'être tragiquement vérifiée un jour), la crise du néo-libéralisme ou la crise du capitalisme, nous ne pousserons pas plus loin la prospective. Elle implique qui plus est que j'avance un peu plus de preuves que les citations de MM. Fourquet et Gauchet quant à cette consubstantialité de l'Etat et de l'économie capitaliste marchande, et que j'explore plus avant ses conséquences théoriques et pratiques.

Ceci dit, et pour conclure, il faut rappeler, dans un cas comme dans l'autre, que si doit se mettre en place une « gouvernance mondiale » - c'est-à-dire un Etat mondial, mais « gouvernance » est censé faire moins peur, être plus cool, ce problème de la nature de l'Etat moderne se reposera vite.
Peut-être faut-il ici rappeler ces propos déjà cités de Claude Lévi-Strauss, Allah le bénisse :

"Il y a déjà treize siècles, l'Islam a formulé une théorie de la solidarité de toutes les formes de la vie humaine : technique, économique, sociale, spirituelle, que l'Occident ne devait retrouver que tout récemment, avec certains aspects de la pensée marxiste et la naissance de l'ethnologie moderne. On sait quelle place prééminente cette vision prophétique a permis aux Arabes d'occuper dans la vie intellectuelle du Moyen Age."


Si l'intensification des échanges, de toutes sortes, entre cultures, doit un jour déboucher sur quelque chose comme un Etat mondial, il est souhaitable - et c'est une raison de plus pour que ce ne soient pas des occidentaux qui s'en occupent... - que ceux qui le mettront au point gardent en tête cette « solidarité de toutes les formes de la vie humaine » - qu'ils soient en somme, pour revenir à notre point de départ, des holistes assumés. Mais cela signifierait la fin de l'Etat moderne en tant que séparé de la société (même s'il n'en est pas séparé complètement dans les faits, même s'il en est aussi l'émanation), cela signifierait une rupture anthropologique...

C'est en ce sens que j'ai pu récemment prôner « une conversion à l'Islam massive, mondiale, universelle ! » pour nous sauver de la crise : l'Islam est conscient de la non-séparation de l'Etat du reste de la société, et il est en expansion continue : il ne s'agirait que de hâter un peu le mouvement, pour le bien de tous... Nous n'aurons qu'à picoler en cachette ! (...)


Café du commerce

Wednesday, April 22, 2009

Non seulement à Bakchich on censure, mais on y ajoute aussi de la désinformation




C'est vraiment sur le cas du racisme et de la barbarie d'Israel que se fait le tri. Bakchih se veut un journal critique ... mais sur Israel, il n'a aucune mal à s'aligner sur la doxa US dominante.
La censure et les mensonges :

(...) En tenant des propos antisémites, le président iranien a provoqué un tollé lors de la Conférence Durban II sur le racisme. Problème : excepté les Occidentaux, tout le monde a applaudi. (...)


Il n'y aucun propos anti-sémite dans le discours du président iranien, mais beaucoup de mensonges dans l'article de Bakchich


N'en déplaise à Bakchich, Israel est un état raciste et génocidaire !


Tuesday, April 21, 2009

tonny blair et george bush, les deux plus grands criminels de ce début du 21ième siècle



Quand on abrite en son sein, les deux plus grands criminels de ce début de 21ième siècle, on se la ferme et on ne donne pas de leçons.



Durban II - Israel est un état raciste qui pratique l'apartheid

Par ceux qui l'ont connu au plus haut niveau :

(...) Tout au long de son ouvrage, il oppose le « judaïsme du ghetto » au « judaïsme universel » dont il se réclame, le « racisme » du premier à l’« humanisme » du second. Prenant le contre-pied de l’Ancien Testament, il soutient que le peuple juif n’est pas l’« élu » du Seigneur, ce qui reviendrait à dire que les autres nations appartiennent aux « races inférieures ». « Le cancer du racisme nous dévore », déclarait-il en 2003 au quotidien à grand tirage israélien Yediot Aharonot. L’atroce tragédie de la Shoah, écrit-il encore, a d’ailleurs démontré que Jehovah n’était pas le protecteur du « peuple élu », pas plus qu’il n’est responsable de ses malheurs.(...)
(...) Burg reproche aux dirigeants sionistes de s’être « approprié » la Shoah — une tragédie qui concerne bien sûr les Juifs, mais aussi l’ensemble de l’humanité — et de l’utiliser à des fins souvent inavouables. (...)
(...) Les responsables sionistes ont utilisé la Shoah à divers titres. Elle sert, entre autres, à pratiquer un « chantage affectif », rentable financièrement et politiquement ; elle rappelle aux Allemands leur culpabilité criminelle, aux Américains et aux Européens leur passivité dans le sauvetage des Juifs soumis au joug nazi. Ainsi, les autorités israéliennes sont assurées de l’impunité, quels que soient leurs violations de l’éthique et de la législation internationale, de même que des droits de l’homme, et leurs crimes de guerre, entre autres les « assassinats ciblés » de Palestiniens.(...)
- Source -

(...) « Nous sommes en mesure d’occuper toute la Palestine, je n’en ai aucun doute », écrivit Ben Gourion à Moshe Sharett dès février 1948, trois mois avant la guerre israélo-arabe et quelques semaines avant acheminées, via Prague, par l’Union soviétique. les livraisons massives d’armementsCe qui ne l’empêcha pas de proclamer sans cesse qu’Israël était menacé d’un « second Holocauste ». (....)

- Source -



Qui est françois sergent ?

J'ai fait sa connaissance lors de l'éclatement de l'affaire Julien Coupat. Il avait servi de relais au ministère de l'interieur en reprenant leurs arguments.
J'aurai cru qu'il aurait été viré de Libération.
Comme je ne lis quasiment plus libération, je ne savais pas qu'il était toujours là.
Je viens de lire sa caricature d'éditorial concernant Durban II. Il a du la dicter à son dictaphone alors qu'il était en train de grignoter ses krisprolls.
Ca n'aide pas les neuronnes.

Il a écrit : "Durban II, comme Durban I, apparaît comme une caricature de diplomatie onusienne. Offrant une tribune et des applaudissements à un Président adepte de la lapidation, homophobe et antisémite"

Mon bon brave sergent ou caporal, puis-je te rappeller que l'Europe, et tous les pays européens ont offert un accueil des plus grandioses à un tortionnaire, un colonialiste, à une président responsable de la mort de plus d'un million de personnes, qui a mis des centaines de personnes dans des prisons secrètes sans jugement.

Il s'appelle george bush.

Repos, sergent !!

Thursday, April 16, 2009

Pendant ce temps le Betar


Un Franco-Israélien inculpé en Israël pour le meurtre d'un chauffeur de taxi palestinien, pourrait être l'auteur d'une tentative d'homicide volontaire sur un commissaire de police parisien en 2002.- Nouvel Obs -




Le musulman unidimensionnel


J'ai beau faire des efforts, essayer, travailler sur moi-même, me remettre en question, questionner ce que je suis, douter, des dizaines et des dizaines de fois, mais il faut que je me rende à l'évidence car ça ne sert à rien d'échapper à la vérité, à la réalité. Ca ne sert à rien de vouloir échapper à son essence.
Je suis musulman.
Je ne suis QUE musulman.

Je voulais être con, gauche, tromper ma copine de temps en temps, faire des photocopies à l'oeil au boulot, reluquer le cul des filles dans la rue, boire de l'alcool, faire le ramadhan, draguer les filles, faire en sorte que mes collègues se coltinent ma part de boulot, être médisant sur mes voisins, aimer, aller à la piscine, tricher sue les congés maladies, être mesquin et hypocrite avec mon entourage, faire des sourires hypcrites à mon chef de service, pêter au lit, ne pas prendre de douche tous les jours, être fan de blues, aller au cinéma trois fois par semaine.
Bref je veux être un être unique, singulier, avec toutes ses facettes, ses faiblesses, ses lâchetés, ses hésitations...être NORMAL quoi !!

Mais ce soir, en regardant le zapping de Canal+ (16/04/2009) j'ai décidé de ne plus essayer. Sophie Le Saint m'a apporté la preuve irréfutable que
je ne suis QUE musulman.

Un couple,
DES MUSULMANS (c'est Sophie qui précise), dans le sud ouest a quasiment séquestré ses huit enfants pendant des années.

Ca vous rappelle le mec en Autriche qui a séquestré et violé sa fille pendant 25 ans ? Ou alors Natacha Kempuch, enlevée et séquestrée pendant 8 ans.
Moi aussi.
Sauf que je ne sais pas s'ils étaient catholiques, protestants, athées, agnostiques, boudhistes, taoistes, animistes, adorateurs de l'asperge des Flandres ou du Temple Solaire.
Ah si je sais une chose : ils ne sont pas musulmans. Donc c'est des êtres humains complexes (normaux quoi) qui ne peuvent être réduits à une seule dimension, pas comme moi, musulman unidmensionnel.


Sophie, espèce de pétasse, tu m'as eu, moi qui me croyait à l'abri !!



Sunday, February 01, 2009

Facebook : univers de la post-démocratie

La révolution… mais sur FaceBook
Par Chawki Amari
El Watan

Fragmentés et isolés, déçus par les organisations et les partis, les leaders et les rassembleurs, par la capacité de la vie réelle à créer les facteurs de changement et les éléments naturels de la discorde, les Algérien(ne)s sont nombreux à se retrouver sur les réseaux électroniques. On peut comprendre, la liberté de rassemblement et de manifestation étant liée à la loi du bâton et à l’humeur de Yazid Zerhouni, quoi de plus normal que d’essayer d’être nombreux et seul, avec un PC et une connexion internet ?

Les espaces de rencontre étant aussi peu nombreux qu’un magasin ouvert le vendredi à 13h et la constitution de groupes de plus de trois personnes étant soumise à l’accord du général de région, pourquoi ne pas utiliser les espaces virtuels pour protester ? C’est ainsi que sur FaceBook, pour ne citer que le plus populaire des réseaux d’échange, on trouve de tout, des militants et des amis, des pervers et des menteurs, des citoyens et de charmantes filles, bref, à peu près tout ce qu’il y a dans la vraie vie.

On y trouve aussi des pétitions comme dans la vie, la vraie, et surtout des appels à former des groupes comme « Non au troisième mandat », « Contre la médiocrité et pour la poésie », ou le délicieux « Vous aussi vous voulez adopter une jeune Suédoise de 20 ans ? » La limite de ce genre de structure est liée à sa nature : où peut bien aller un appel à protester contre la dictature qui s’installe ? Nulle part, il suffit d’un délestage de Sonelgaz pour que tout s’arrête. L’Occident, qui a inventé FaceBook, a d’abord fini de bâtir une démocratie participative avant de se trouver une nouvelle raison d’être dans les réseaux électroniques. L’Algérie a commencé par la fin et on attend toujours le début. Mais peut-être. Et si chaque groupe sur FaceBook kidnappait un député ? Difficile, les députés ne sont pas sur FaceBook. Ils sont en vacances.


Le passage qui décoiffe : "L’Occident, qui a inventé FaceBook, a d’abord fini de bâtir une démocratie participative avant de se trouver une nouvelle raison d’être dans les réseaux électroniques. L’Algérie a commencé par la fin et on attend toujours le début "

Facebook a été inventé par l'Occident. Ni plus, ni moins. Admirez le "O" majuscule à Occident. Mais avant Facebook, l'Occident avait bâtit la démocratie participative. Je ne sais de quel occident il s'agit, mais autant que je sache, toutes les démocraties occidentales sont appelées "démocraties représentatives". Toutes fonctionnent sur le mode d'une représentation élue.
Mais le plus révolutionnaire, c'est que le journaliste nous apprend qu'après avoir inventé la démocratie (oublions le "participative"), ce même Occident s'est trouvé une nouvelle raison d'être dans les réseaux sociaux, et je suis sur que le journaliste pense que c'est Facebook même la nouvelle raison d'être de l'Occident.

Fukuyama avait parlé de la fin de l'histoire et du triomphe final de la démocratie libérale. Il en est revenu depuis. Chawki Amari a trouvé où se niche l'avenir post-démocratie : dans Facebook.

La dernière phrase est pas mal non plus : "L'Algérie a commencé par la fin ... ". Si on suit le raisonnement du journaliste, l'Algérie a trouvé sa raison d'être dans les réseaux sociaux avant de bâtir la démocratie. On mesure bien le ridicule de la chose.


PS. Je ne mentionne pas les erreurs factuelles. Le nom exact du groupe sur les suédoises est "Pour que chaque Algérien puisse adopter une jeune suédoise de 20 ans."


Thursday, January 29, 2009

Elections présidnetielles en Algérie : 94% des Algériens de l’étranger n’iront pas voter

Selon le quotidien El-Khabar, un sondage réalisé par le club Cercle de Progrès Algérie –Europe, en coordination avec l’association algérienne Errihab (basée à Hambourg, Allemagne), sur la participation des Algériens installés à l’étranger aux élections présidentielles d’avril prochain, a révélé que 94% d’entre eux n’iront pas aux urnes.
Le sondage, réalisé sur la période du 15 décembre 2008 au 15 janvier 2009, a été mené dans 8 pays européens : l’Allemagne, l’Angleterre, la Belgique, la Hollande, l’Autriche, l’Ukraine, l’Espagne et la France.

( Source Afrik.com )

Je ne sais rien de la fiabilité de ce sondage, mais je me demande quand même s'il va donner à réfléchir aux dirigeants fantoches en Algérie.

Tuesday, January 27, 2009

Des juifs iraniens aux sionistes d'Israël : Notre identité nationale n'est pas à vendre


Les juifs iraniens refusent d'émigrer en Israël


La BCC refuse de diffuser un appel des organisations humanitaires en faveur de Gaza


George Galloway sur SkyNews lors de l'agression contre le Liban en 2006 ( pour rappel sur comment le traitement en faveur des israéliens est si "naturel")

Décidément quand il s'agit de liberté d'expression des arabes ou des musulmans ou en leur faveur, c'est dur de ne pas appliquer le deux poids, deux mesures. La règle, c'est même l'application de ce traitement double standard. Ce qui étonnerait serait la partialité de ces médias.
Non seulement, lors de toutes les confrontations israélo-arabe, la couverture télévisuel (et médiatique en général ) des médias occidentaux est totalement biaisée en faveur des sionistes, mais il faut en plus que même les appels humanitaires ne soient pas trop visibles. Il ne faut pas que les opinions publiques européennes et nord-américaines se posent trop de questions. Quoi ? Un appel en faveur d'une extrême urgence humanitaire à Gaza ? Mais la BBC et SkyNews ne nous ont-ils pas rabaché en long et en large que les frappes israéliennes étaient chirurgicales ? Que les bombardements ne visaient qu'à détruire la capacité de nuire des "terroristes" (sic) du Hams. Qu'avant chaque bombardement, le shabitants de Gza étaient avertis par téléphone pour éviter de faire des victimes civiles. Et là, voilà que l'on diffuse un appel à une aide urgente pour des populations civiles qui manquent de tout, victimes de la plus grande barbarie de ce début de XXième siècle.

Mais ce refus de la BBC ne pourra pas empêcher les gens de connaitre la vérité. En fait, c'est déjà le cas. Car dans cette attaque barbare, les opinions publiques européennes ont bougé. Elles commencé à prendre conscience qu'il était temps d'arrêter l'impunité d'Israèl. Ceux et celles qui ont suivi les articles de presse, les opinions, les blogs, ont pu observer cette prise de conscience naissante, notamment dans les commentaires. rarement dans une confrontation israélo-palestinienne ou isarélo-arabe, je n'ai pu lire autant de commentaires radicalement anti-sionistes. Pas les habituels et vains discours sur la paix, mais des prises de positions radicament contre la barbarie des isaréliens, identifés clairement comme étant ceux qui refusent d'aller vers la paix.

Alors que la BBC se cache derrière des arguments de partialité si ça lui plait. le mouvement est enclenché malgré elle.


En France, une journaliste du Progrès de Lyon, a été avertie parce qu'elle a (osé) écrit ceci :

« Ils n'ont qu'à partir. S'ils restent, c'est qu'ils veulent mourir. Les arabes sont des menteurs et des voleurs et la presse française les soutient ». «Ils sont violents, brutes et haineux », ajoute sa voisine. Qui ça ? «Les arabes » souffle-t-elle. Un jeune homme proteste. « Ne dites pas cela. Nous voulons tous la paix...»


Saturday, January 24, 2009

Pourquoi Israël ne survivra pas

Par Ali Abunimah (Electronic Intifada via Info-Palestine)

Les crimes qu’Israël a perpétrés à Gaza, à partir de 11 heures 30 le 27 décembre 2008, resteront à jamais gravés dans l’histoire et la mémoire. Tel al-Hawa, Hayy al-Zeitoun, Khuzaa et les autres massacres israéliens viendront s’ajouter à la longue sinistre liste de Deir Yasin, Qibya, Kufr Qasim, Sabra et Shatila, Qana, et Jenin.

Une fois de plus, Israël a montré qu’il a la puissance et le manque de scrupules moraux nécessaires pour commettre des atrocités contre une population de réfugiés misérable qu’il a mise en cage et affamée.

La déshumanisation et la diabolisation des Palestiniens, des Arabes et des musulmans a atteint le point où Israël peut en toute bonne conscience bombarder leurs maisons, leurs lieux de culte, leurs écoles, leurs universités, leurs usines, leurs bateaux de pêche et leurs stations de police - bref, tout ce qui est nécessaire à une vie civilisée et organisée - et tout cela au nom de la guerre contre le terrorisme.

Et pourtant, paradoxalement, celui qui ne peut pas survivre à cette tentative de génocide c’est Israël en tant qu’État sioniste, et non pas la Palestine ou le peuple palestinien.

Israël n’a pas mené sa « guerre » contre les roquettes - celles-ci jouent le même rôle dans son argumentation que les armes de destruction massive inexistantes que les États-Unis ont utilisées comme prétexte pour envahir et occuper l’Irak.

Le vrai but d’Israël était de rétablir sa capacité de "dissuasion", irrémédiablement mise à mal après sa défaite de 2006 au Liban (traduction : sa capacité à soumettre des populations entières à coups de massacres et de terreur) et de détruire toute résistance palestinienne au contrôle israélo-juif total sur la Palestine historique depuis le Jourdain jusqu’à la Méditerranée.

En éliminant, ou en affaiblissant définitivement le Hamas et les autres factions de la résistance, Israël espérait ouvrir la voie à la signature d’un marché de" paix" avec le collaborateur palestinien en chef, Mahmoud Abbas, qui gèrerait les Palestiniens pour le compte d’Israël jusqu’à ce qu’ils puissent être forcés à partir une fois pour toutes.

Les dictatures « modérées » soutenues par les États-Unis et les monarchies absolues menées par l’Égypte et l’Arabie Saoudite ont appuyé le plan israélien en espérant prouver ainsi à leur population la futilité de toute résistance - que ce soit contre Israël ou contre leurs propres régimes en faillite.

Pour gagner, Israël devait casser la résistance palestinienne. Il a échoué. Bien au contraire, il a galvanisé et unifié les Palestiniens comme jamais auparavant. Toutes les factions se sont unies et ont combattu héroïquement pendant 23 jours. Selon des sources bien informées et dignes de foi, Israël n’a guère réussi à endommager la capacité militaire modeste, mais déterminée de la résistance. Israël a fait en revanche ce à quoi il excelle : il a massacré des civils dans l’espoir que la population se retournerait contre ceux qui combattaient l’occupant.

Israël a non seulement unifié les factions de la résistance à Gaza ; sa brutalité a eu pour effet de rallier tous les Palestiniens et les Arabes.

On dit souvent que les régimes arabes excitent la colère contre Israël pour faire oublier leurs propres échecs à la population. En fait, Israël, les États-Unis et les régimes arabes qui leur sont asservis ont tout essayé - spécialement la diabolisation de l’Iran et la création de tensions sectaires entre musulmans sunnites et chiites - afin de détourner l’attention de la Palestine.

Tout cela a échoué puisque des millions de personnes dans la région ont défilé pour soutenir la résistance palestinienne ; quant aux régimes arabes qui espéraient profiter du massacre de Gaza, ils ont été démasqués comme partenaires des atrocités israéliennes. Dans l’estime populaire, le Hamas et les autres factions de la résistance palestinienne ont rejoint le Hezbollah en tant que rempart contre le colonialisme israélien et occidental.

Israël n’a plus la moindre chance de se faire accepter dans la région en tant qu’État sioniste, si elle l’a jamais eue.

Ils se tromperaient lourdement, ceux qui en constatant la catastrophe de Gaza- destructions massives, rapport de cent à un pour le nombre de victimes palestiniennes, milliers de blessures causées par des armes sadiques - concluraient que les Palestiniens ne pourront jamais vaincre Israël et résister.

Il est vrai que pour ce qui est de tuer et de détruire la capacité d’Israël est sans égale. Mais le problème d’Israël n’est pas, comme sa propagande nous le répète, la destruction du terrorisme en utilisant suffisamment de puissants explosifs. Son problème est la légitimité, ou plutôt le manque profond et irréversible de légitimité. Israël ne peut simplement pas se frayer un chemin vers la légitimité à coups de bombardements.

Israël a été fondé en tant qu’ « État juif » par le nettoyage ethnique de la majorité arabe non juive de Palestine. Il n’est resté en vie que grâce au soutien occidental et au recours continu à la violence pour empêcher la population autochtone survivante de pratiquer ses droits politiques dans le pays ou de rentrer de son exil forcé.

Malgré cela, aujourd’hui, cinquante pour cent des habitants vivant sous gouvernement israélien dans la Palestine historique (Israël, Cisjordanie et Bande de Gaza) sont des Palestiniens non juifs. Et leur nombre augmente rapidement. Tout comme les nationalistes en Irlande du Nord ou les non blancs d’Afrique du Sud, les Palestiniens ne reconnaîtront jamais le « droit » d’une société coloniale à maintenir une ethnocratie à leurs dépens par la violence, la répression et le racisme.

Pendant des années, l’objectif du prétendu processus de paix a été de normaliser Israël en tant qu’ « État juif » et obtenir la bénédiction des Palestiniens pour leur propre dépossession et leur soumission. Quand cet effort a échoué, Israël a essayé de se « désengager » de Gaza - essentiellement une ruse pour convaincre le reste du monde que le million et demi de Palestiniens qui y étaient enfermés ne devraient plus faire partie de la population. Ils constituaient, selon la définition d’Israël, une « entité hostile ».

Dans son interview notoire de mai 2004 avec le Jérusalem post, Arnon Soffer, un des architectes du désengagement de 2005, a expliqué que cette initiative "n’est pas une garantie de paix" mais qu’elle garantit un État sioniste juif avec une majorité écrasante de juifs. Soffer a prédit qu’à l’avenir" lorsque que 2,5 millions de personnes vivront dans un Gaza fermé, ce sera une catastrophe humaine. Ces gens deviendront des animaux pires qu’ils ne le sont aujourd’hui avec l’aide d’un islam fondamentaliste fou. La pression à la frontière sera terrible".

Il a dit sans ambiguïté ce qu’Israël aurait à faire pour maintenir ce statu quo « si nous voulons rester en vie, il nous faudra tuer et tuer et tuer. Tous les jours, chaque jour". Soffer espérait que les Palestiniens finiraient par renoncer et quitteraient Gaza définitivement.

Par leur résistance, leur fermeté et leur sacrifice, les Palestiniens de Gaza ont mis cette politique en échec et ont réaffirmé qu’ils sont une partie inséparable de la Palestine, de son peuple, de son histoire et de son avenir.

Israël n’est pas la première entité coloniale à se trouver dans cette situation. Lorsque F.W. de Klerk, dernier président de l’Afrique du Sud de l’apartheid, a accédé au pouvoir 1989 ses généraux ont calculé qu’avec la puissance militaire écrasante à leur disposition, ils pouvaient maintenir le régime au pouvoir pendant dix ans au moins. Toutefois, c’eût été au prix de centaines de milliers de victimes et l’Afrique du Sud se serait trouvée encore plus isolée. Face à cette perspective, De Klerk a pris la décision de commencer à organiser le démantèlement de l’apartheid.

Quel sera le choix d’Israël ? En l’absence de toute légitimité politique et morale, les seuls arguments qui lui restent sont les tirs et les bombes. Livré à lui-même, Israël continuera certainement à essayer- et il le fait depuis soixante ans- de massacrer les Palestiniens jusqu’à ce qu’ils se soumettent. Israël a réussi à ce que, par comparaison, les dirigeants sud-africains de l’apartheid aient l’air sages, mesurés et humains.

Ce n’est pas parce que le gouvernement suprématiste blanc d’Afrique du Sud avait plus de scrupules que le régime sioniste qu’il n’a pas poussé l’escalade de la violence au niveau israélien de cruauté et d’audace. C’est parce qu’il a reconnu qu’il ne pourrait pas résister seul contre un mouvement mondial anti-apartheid solidaire avec la résistance interne.

A maintes reprises, Israël a échoué à employer sa « dissuasion militaire » pour forcer les Palestiniens et les autres Arabes à accepter la suprématie sioniste comme inévitable et permanente. À présent, des fissures apparaissent dans l’autre pilier de la puissance israélienne : le soutien et la complicité de l’Occident. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour le faire tomber.

Israël a commencé ce massacre avec le plein soutien de ses "amis" occidentaux. Ensuite il s’est produit quelque chose d’incroyable. Malgré les déclarations officielles de soutien, malgré la censure des médias, malgré l’habile hasbara (propagande) israélienne, il y a eu une mobilisation massive sans précédent du public en Europe et même en Amérique du Nord qui a exprimé son indignation et son dégoût.

Gaza sera probablement considéré comme le moment où la propagande israélienne a perdu sa capacité à mystifier, à faire taire, et à intimider, comme il le fait depuis si longtemps. Il devient même risqué de déployer l’holocauste nazi utilisé pendant longtemps par les sionistes pour réduire les critiques Israël au silence vu les comparaisons inimaginables que l’on entend maintenant constamment. Des universitaires juifs et palestiniens ont comparé les actions d’Israël à Gaza au massacre nazi du ghetto de Varsovie. Un cardinal du Vatican a parlé de Gaza comme d’un immense « camp de concentration ». Le membre du Parlement britannique, Gerald Kaufman, autrefois un ardent sioniste, a dit à la chambre des communes : "Ma grand-mère malade était alitée lorsque les nazis sont entrés dans sa maison à Staszow (Pologne). Un soldat allemand lui a tiré une balle dans la tête". Kaufman a poursuivi « ma grand-mère n’est pas morte pour fournir un alibi aux soldats israéliens qui assassinent les grand-mères palestiniennes à Gaza". Il a dénoncé les justifications de la porte-parole militaire israélienne comme dignes d’un " nazi".

Il y a eu, non seulement ce type de déclarations, mais aussi les énormes manifestations, les actions non violentes directes et le soutien sans précédent au boycott, au désinvestissement et aux sanctions émanant des grands syndicats d’Italie, du Canada et de la Nouvelle-Zélande. Un groupe de conseillers municipaux regroupant tous les partis à Birmingham - deuxième gouvernement municipal européen en importance - a demandé instamment au gouvernement britannique d’appliquer ces sanctions. Salma Yaqoub du parti RESPECT a expliqué" un des facteurs qui ont contribué à mettre fin au régime brutal d’apartheid en Afrique du Sud a été la pression internationale pour un boycott, économique, sportif et culturel. Il est temps qu’Israël commence à subir une pression similaire de la part de l’opinion mondiale"

Étant donné que sa vraie nature de projet colonial brutal et raté a été démasquée à Gaza, Israël est extrêmement vulnérable à ce genre de campagne. L’on n’a guère remarqué pendant le carnage de Gaza qu’Israël a pris une autre mesure très importante pour officialiser l’apartheid. Le comité des élections de la Knesset a décidé d’interdire aux partis arabes de participer aux prochaines élections. Le sionisme, idéologie de la suprématie raciale, de l’extrémisme et de la haine, est un projet agonisant en déroute qui ne trouve pas de nouvelles recrues. Si la pression est suffisante et s’exerce assez rapidement, il est probable que les Israéliens aussi trouveront leur propre de Klerk, prêt à négocier une voie de sortie. Chaque nouveau massacre rend le projet plus difficile, mais il n’est pas utopique de rêver d’une Palestine dé-sionisée, décolonisée et réintégrée donnant l’égalité de droits à tous ceux qui y vivent, indépendamment de leur religion ou de leur ethnie et permettant le retour des réfugiés.

Ce rêve est réalisable de notre temps. Mais il est loin d’être inévitable. Nous pouvons être certains que les gouvernements occidentaux et arabes continueront à appuyer l’apartheid israélien et la collaboration palestinienne sous couvert de" processus de paix" à moins que ce processus ne soit décisivement contesté. Les massacres israéliens se poursuivront jusqu’au cauchemar d’une paix à l’israélienne - c’est-à-dire apartheid et poursuite du nettoyage ethnique.

La mobilisation des trois dernières semaines a montré qu’un monde différent est possible et à notre portée si nous soutenons le mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions. Même si elles ne le verront jamais, ce serait le monument dressé à la mémoire de toutes les victimes d’Israël.